L'impression 3D révolutionne l'accès au matériel médical !

On parle beaucoup d’objets connectés et de santé connectée, mais l’innovation technologique est bien plus large qu’une succession de capteurs et d’applications pour mettre en relation patients et médecins. Aujourd’hui je ne vais pas vous parler de chirurige de précision ou de robots ultra modernes. Mais plutôt d’un outil médical ancestral et indispensable : le stéthoscope. Et plus précisément une version open source qui s’imprime en 3D. Idéal pour la médecine de bas et d’urgence sur dans des zones de guerres par exemple.

Une version accessible à tous

30 centimes pour un stéthoscope performant, c’est aujourd’hui possible grâce au docteur Tarek Loubani et à son projet Glia. La situation sanitaire dans l’enclave palestinienne est très préoccupante et les médecins ont décidé de se mobiliser pour pallier le manque de matériel médical. Tarek Loubani et ses confrères ont donc inventé un stéthoscope permettant des premiers secours bien plus efficaces. Les plans sont accessibles gratuitement en ligne et n’importe quel particulier ou professionnel disposant d’une imprimante 3D peut en fabriquer un pour 30 centimes.

Un projet technologique et humanitaire

Au delà de la prouesse technique, le stéthoscope serait aussi efficace que la majorité du matériel médical traditionnel qui coûte plutôt 200€ que 0,30€. En mettant à disposition du monde entier les plans de son invention, le docteur Loubani révolutionne ni plus ni moins que l’impression 3D et l’humanitaire. Un projet qui guidera sans aucun doute d’autres concepteurs dans la mise à disposition de leurs inventions à imprimer à domicile en 3D. Une belle réponse à toutes les dérives d’impression de pistolets ou fusils fonctionnels en 3D. Et une nouvelle preuve de la force d’une communauté médicale connectée et désireuse de faire avancer la science par tous les moyens mêmes très simples. L’accès à la médecine n’aura jamais été aussi facile !

Médecin sur internet, peut-on tout se permettre ?

Dans l’évolution numérique au service de la santé, internet et le mobile font beaucoup chaque jour. Il faut dire que le patient a aujourd’hui accès à une multitude de sites d’information plus ou moins bien documentés, à portée de pouces. Avec tous les risques que comptent l’auto diagnostic et l’auto médication. Alors comment doit se placer le médecin dans tout ça ? Voici mes pensées sur le sujet.

Un levier de visibilité pour son activité

Pour les médecins libéraux le web est un canal de communication très important aujourd’hui. Il faut absolument être positionné correctement sur Google pour développer sa patientèle. Enfin pas vraiment un canal de communication, parce qu’on a pas vraiment le droit, mais d’information pour reprendre les textes officiels. Une plaque professionnelle en ligne en quelque sorte. De nombreuses agences se sont spécialisées dans la création de ce genre de plaques professionnelles en ligne, mais vous pouvez aussi vous contenter du minimum avec les produits Google pour les pros. A vous de peser le pour et le contre…

Un espace d’expression sans précédent

Un blog, un compte Twitter, une page Facebook, il existe aujourd’hui de nombreux médias très simples d’accès pour diffuser votre message, votre expertise, votre vécu. De plus en plus de médecins sautent le pas, souvent dans les plus jeunes et connectés d’entre eux mais pas seulement. C’est un bon moyen de se laisser aller à converser avec d’autres praticiens et le grand public sur des thématiques plus ou moins liées à la santé. De façon plutôt drôle avec des brèves de salle d’attente, c’est un concept déjà beaucoup utilisé mais qui fonctionne plutôt bien. Pour rajeunir l’image de la profession mais aussi pour se laisser aller à un peu de légèreté dans des journées parfois compliquées émotionnellement.

Mais attention lorsque vous souhaitez parler de santé pure et dure. Bien entendu tout cela est réglementé par le Conseil de l’Ordre et la déontologie de votre spécialité. Si vous voulez prendre la parole publiquement sur des épisodes sanitaires ou des questions de santé publique pensez bien à ce que vous faites avant d’agir. Vous engagez votre nom, votre carrière et votre réputation, rien que ça.

Il existe aujourd’hui une multitude de façon de tirer partie d’internet lorsque l’on est un professionnel de santé, il faut saisir ces opportunités dès aujourd’hui ! En tout cas j’en suis convaincu, entre les espaces d’expression et les différentes applications de santé nous ne pourrons pas y couper et c’est tant mieux !





Tout savoir sur les niveaux d'alerte canicule

Avec l’été de nouvelles problématiques se posent pour les professionnels de santé. Ce n’est pas la canicule de 2003 qui va me contredire. Ni la vague de chaleur de ce début de mois de juillet. Il est donc grand temps de faire un point sur les différents niveaux des alertes canicules.

La Direction Générale de la Santé et Météo France ont en effet mis en place différents niveaux pour informer le public en temps réel des évolutions prévues du temps et de la chaleur.

Niveau 1, veille

C’est le niveau 0, en vert sur les cartes de vigilance. Chaque année de début juin à fin août une veille saisonnière est mise en place afin de tester les dispositifs d’alerte et s’assurer que tout le monde est bien à son poste. Une étape indispensable pour encadrer la suite des événements si la chaleur venait à s’intensifier soudainement.

Niveau 2, avertissement

On renforce la veille et on commence à mobiliser les acteurs sanitaires locaux. En niveau 2 il n’y a pas encore de risque imminent. Mais la chaleur s’intensifie et il faut déjà prévoir la suite. Des premières actions de communication locales peuvent avoir lieu dans les zones où cela est nécessaire. Les services de santé commencent à se mobiliser et à sensibiliser sur le sujet pour préparer les citoyens et leur inculquer les bons gestes pour mieux vivre la période de chaleur à venir.

Niveau 3, alerte

C’est la zone de vigilance orange de Météo France. L’alerte canicule déclenche de nombreux dispositifs d’alerte, de prévention et de gestion des risques sanitaires liés aux fortes chaleurs. Le Plan de Gestion Canicule Départemental est activé en même temps que le plan national par chaque préfet concerné par le niveau d’alerte canicule. Une attention toute particulière est portée à nos aînés à travers le “plan bleu”, le SSIAD et le SAAD sont mobilisés pour réagir du mieux possible.

Niveau 4, mobilisation

L’alerte passe d’orange à rouge, la mobilisation maximale est enclenchée. C’est le niveau d’alerte maximal, il correspond à une chaleur intense prévue pour durer plusieurs jours de suite à des niveaux très élevés. Une cellule de crise interministérielle est alors prévue afin de mettre en place toutes les mesures exceptionnelles nécessaires pour lutter contre les effets secondaires désastreux d’une telle canicule. Pannes d’électricité, saturation des hôpitaux, de nombreux problèmes majeurs risquent de se poser.

Santé : bien s'informer sur le web est primordial

Je vous parle depuis quelques mois de mon goût pour l’innovation et pour un métier de médecin où la technologie prend toujours plus de place. La relation professionnel de santé/patient n’en finit pas d’évoluer, et il est bon de se tenir au courant sans cesse de toutes ces évolutions. Il existe plusieurs congrès ou festivals sur le sujet de la “esanté”, cette version numérique de la santé que l’on connaît tous (l’université d’été sur le sujet se tient d’ailleurs actuellement à Castres).

Avec les moyens de communication moderne, sur son ordinateur ou son smartphone, on peut recevoir de l’information santé plus ou moins pertinente toute la journée. Et dans ce que les spécialistes des médias appellent l’infobésité, il est primordial de savoir sélectionner ses lectures.

Surtout lorsque les emplois du temps sont déjà très chargés entre la pratique médicale quotidienne et la vie personnelle. J’ai donc décidé de me limiter à quelques sources bien précises pour gagner du temps et tout savoir facilement sur les évolutions de la esanté.

Les objets connectés au coeur du débat

C’est une des innovations qui va révolutionner la santé dans les 5 années à venir. J’en suis convaincu. Grâce à des bracelets connectés, des montres comme la Apple Watch ou des dispositifs un peu plus complexes (comme MyBiody Balance par exemple) vous pouvez aujorud’hui suivre votre forme au quotidien via différents indicateurs.

On voit déjà arriver quelques patients connectés avec des informations de ce type en consultation. Quid de leur véracité et de leur exploitation pour le diagnostic ? En tout cas The Connected Mag est un de mes sites favoris sur le sujet, n’hésitez pas à y jeter un oeil et à l’ajouter à vos favoris pour y revenir régulièrement.

Pour une information esanté plus générale

Si The Connected Mag s’intéresse surtout aux objets connectés et aux applications mobiles, il existe d’autres plateformes aussi bien documentées sur d’autres sujets de la esanté. J’apprécie également le site TICsante.com qui relaye assez régulièrement de nouvelles dépêches et brèves sur le sujet. Je ne pouvais pas vous présenter ces quelques sites sans y inclure le site de référence sur le sujet esanté en France, celui du Think Tank Club Digital Santé et son sigle #hcsmeufr. Une mine d’articles d’actualité et de papiers de fond inépuisable ! Tout comme une autre référence digital santé : le Buzz E-Santé de Rémy Teston.

Si vous avez d’autres sources d’informations sur le sujet et pourquoi pas sur vos spécialités, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaires ! En espérant que ces quelques liens vous aideront à organiser une veille santé efficace.

Un médecin part en retraite et “donne sa clientèle”

Entre puissance des réseaux sociaux et tristesse d’un monde médical rural toujours aussi déserté, l’histoire de Pierre Blandeau est symptomatique de notre époque. A la fois touchante et presque desespérante mais symbôle d’une génération de praticiens. Le médecin, qui prendra sa retraite à la fin de l’année, a en effet fait le buzz sur Facebook et Twitter depuis un mois avec une annonce visant les jeunes désireux de reprendre la patientèle de son secteur.

https://www.facebook.com/pierre.blandeau.50/posts/1591884434420469?fref=nf

Lutter contre les déserts médicaux

Mais peut-on réellement parler de désert médical et de lieu reculé lorsque ce cher médecin nous indique travailler dans un village sympathique “à 6km de la deuxième ville de Vendée et à 40 minutes de Nantes” ? Il y a des coins de France bien plus isolés. Mais dès qu’il y a campagne et visites à domicile cela peut faire peur à beaucoup de confrères. D’autant plus pour la nouvelle génération adepte de la ville et de ses distractions.

Pourtant ce sont dans ces conditions que l’on apprend le mieux le métier de médecin généraliste. A l’écoute, ne comptant pas ses heures, pour une médecine de campagne à l’ancienne faite de lien social et d’accompagnement au quotidien. Souvenez-vous de mon ôde à la visite à domicile il y a quelques semaines…

Une patientèle fidèle

Avec ses 37 années passées dans ce village le docteur Blandeau doit être une figure respectée localement, avec des patients qu’il a vu grandir et vieillir, presque un membre de certaines familles très ancrées dans ce coin de Vendée à quelques encablures de la mer.

C’est un début de carrière en or pour un jeune souhaitant se lancer. Il va falloir faire ses preuves, mais avec une bonne dose de professionnalisme et autant de bon sens cela ne devrait pas poser de problèmes au prochain médecin généralitse du village. Le matériel médical et informatique est lui aussi disponible, très peu d’investissements sont donc à prévoir.

Malgré le buzz de cet appel à la reprise de cabinet, Monsieur Blandeau affirmait le 2 juin dernier ne pas avoir de contact concret. Nous espérons sincèrement que cela a changé depuis, et vous invitons à relayer son appel sur vos comptes Facebook et Twitter !

Pour le contact c’est ici : pierre.blandeau85@orange.fr