Il est temps de faire évoluer notre système de santé !

Le gouvernement nous a promis une conférence nationale sur la santé. Il était temps ! Les mutations numériques et ses évolutions dans le domaine de la santé sont telles que le législateur va devoir intervenir. Pourtant cette conférence annoncée pour début 2016 semble assez légère face aux défis qui font face aux médecins et aux professionnels et institutions de santé.

Heureusement le Conseil National de l’Ordre des Médecins prend le taureau par les cornes. L’initiative de la grande consultation devait être pris, c’est une bonne chose. Des rencontres ont donc lieu depuis quelques jours et jusqu’à la fin de l’année partout en France.

Où se placera le médecin dans la parcours de soin nouvelle génération ? Avec l'avènement des sites de conseils et de contenus plus ou moins médicaux comme Doctissimo, et surtout les applications mobiles de santé, comment le médecin peut-il réinventer son métier ?

La relation avec les patients évolue, c’est une certitude. Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog. La prise en charge des institutions doit suivre ce mouvement. Pour donner les moyens aux médecins d’apporter ce que les sites et la grande majorité des applications ne peuvent pas délivrer : l’expérience et l’humain.

Mais plus loin que cette base indispensable c’est tout le système de santé qui va devoir évoluer. Comment gérer les données des objets connectés et les intégrer (ou pas) dans un dossier médical nouvelle génération ? Comment garantir la sécurité de toutes ces données récoltées sur les patients ? Comment collaborer avec les géants de l’internet et des réseaux sociaux ? Comment gérer financièrement et fiscalement tous ces nouveaux entrants dans le monde de la santé ?

Comme vous pouvez le voir les questions ne manquent pas. Et encore, je me concentre sur un seul aspect d’une consultation qui en comporte beaucoup d’autres. Sur l’évolution des études de médecine avec une “couche esanté”. Sur les questions d’observance et de silver économie du patient à la caisse du mutuelle.

Bref, il y a du travail.

Rendez-vous donc dès le 12 octobre sur le site du CNOM. Et dès maintenant sur les événements en région.

La check list de votre rentrée médicale

Après des vacances bien méritées c’est la rentrée pour une grande majorité de français. Les professions de santé n’échappent pas à la règle et il est grand temps de se préparer pour une nouvelle année de pratique au plus près de nos patients et de leurs préoccupations quotidiennes de santé et bien plus encore. Voici donc une petite check list pour une rentrée efficace et l’esprit tranquille.

  • Un cabinet toujours plus accueillant

Si vous exercez en libéral l’été a pu être le moment de faire place nette pour remettre votre cabinet en ordre de marche. Vous avez bien entendu changé vos magazines qui commençaient à dater un peu pour les remplacer par les lectures de vacances gardées soigneusement jour après jour en rentrant de la plage. Un peu d’actualité récente ne fait pas de mal, vos patients patienteront encore plus facilement en attendant leur tour.

  • Un site internet à jour

En cette rentrée vous mettez l’accent sur une spécialité ou vous changez vos horaires ? Pensez à mettre à jour votre site internet avec ces informations capitales. Evidemment vous n’êtes pas là pour faire de la publicité (l’ordre ne serait que très peu enchanté…) mais de l’information. Ces évolutions de votre activité en font évidemment partie. Il est donc grand temps en ce début septembre de mettre à jour votre page professionnelle en ligne pour aborder la fin de l’année 2015 de la meilleure des manières.

  • Du matériel renouvelé

Assurez vous d’avoir le nécessaire en matériel de consultation pour gérer le quotidien. Les stocks sont descendus en vitesse avant les vacances mais vous avez oublié de passer votre prochaine commande ? C’est le moment. Pour avoir l’esprit tranquille et se concentrer uniquement sur son diagnostic et son métier de professionnel de santé il ne faut pas être contrarié par des problèmes matériels. Cela peut semble évident, mais qui ne s’est pas retrouvé en manque de consommables indispensables 10 jours après la rentrée par manque d’anticipation ?

  • Un calendrier maîtrisé

Week-ends de garde, fêtes de fin d’année, c’est déjà le moment de préparer ces prochains rendez-vous. Histoire d’éviter les mauvaises surprises et de garder un équilibre vie personnelle/vie professionnelle durement acquis. N’oubliez pas d’ajouter également quelques événements professionnels à ce calendrier. Un congrès, une conférence, prévoyez déjà votre programme 2015/2016 !

L'impression 3D révolutionne l'accès au matériel médical !

On parle beaucoup d’objets connectés et de santé connectée, mais l’innovation technologique est bien plus large qu’une succession de capteurs et d’applications pour mettre en relation patients et médecins. Aujourd’hui je ne vais pas vous parler de chirurige de précision ou de robots ultra modernes. Mais plutôt d’un outil médical ancestral et indispensable : le stéthoscope. Et plus précisément une version open source qui s’imprime en 3D. Idéal pour la médecine de bas et d’urgence sur dans des zones de guerres par exemple.

Une version accessible à tous

30 centimes pour un stéthoscope performant, c’est aujourd’hui possible grâce au docteur Tarek Loubani et à son projet Glia. La situation sanitaire dans l’enclave palestinienne est très préoccupante et les médecins ont décidé de se mobiliser pour pallier le manque de matériel médical. Tarek Loubani et ses confrères ont donc inventé un stéthoscope permettant des premiers secours bien plus efficaces. Les plans sont accessibles gratuitement en ligne et n’importe quel particulier ou professionnel disposant d’une imprimante 3D peut en fabriquer un pour 30 centimes.

Un projet technologique et humanitaire

Au delà de la prouesse technique, le stéthoscope serait aussi efficace que la majorité du matériel médical traditionnel qui coûte plutôt 200€ que 0,30€. En mettant à disposition du monde entier les plans de son invention, le docteur Loubani révolutionne ni plus ni moins que l’impression 3D et l’humanitaire. Un projet qui guidera sans aucun doute d’autres concepteurs dans la mise à disposition de leurs inventions à imprimer à domicile en 3D. Une belle réponse à toutes les dérives d’impression de pistolets ou fusils fonctionnels en 3D. Et une nouvelle preuve de la force d’une communauté médicale connectée et désireuse de faire avancer la science par tous les moyens mêmes très simples. L’accès à la médecine n’aura jamais été aussi facile !

Médecin sur internet, peut-on tout se permettre ?

Dans l’évolution numérique au service de la santé, internet et le mobile font beaucoup chaque jour. Il faut dire que le patient a aujourd’hui accès à une multitude de sites d’information plus ou moins bien documentés, à portée de pouces. Avec tous les risques que comptent l’auto diagnostic et l’auto médication. Alors comment doit se placer le médecin dans tout ça ? Voici mes pensées sur le sujet.

Un levier de visibilité pour son activité

Pour les médecins libéraux le web est un canal de communication très important aujourd’hui. Il faut absolument être positionné correctement sur Google pour développer sa patientèle. Enfin pas vraiment un canal de communication, parce qu’on a pas vraiment le droit, mais d’information pour reprendre les textes officiels. Une plaque professionnelle en ligne en quelque sorte. De nombreuses agences se sont spécialisées dans la création de ce genre de plaques professionnelles en ligne, mais vous pouvez aussi vous contenter du minimum avec les produits Google pour les pros. A vous de peser le pour et le contre…

Un espace d’expression sans précédent

Un blog, un compte Twitter, une page Facebook, il existe aujourd’hui de nombreux médias très simples d’accès pour diffuser votre message, votre expertise, votre vécu. De plus en plus de médecins sautent le pas, souvent dans les plus jeunes et connectés d’entre eux mais pas seulement. C’est un bon moyen de se laisser aller à converser avec d’autres praticiens et le grand public sur des thématiques plus ou moins liées à la santé. De façon plutôt drôle avec des brèves de salle d’attente, c’est un concept déjà beaucoup utilisé mais qui fonctionne plutôt bien. Pour rajeunir l’image de la profession mais aussi pour se laisser aller à un peu de légèreté dans des journées parfois compliquées émotionnellement.

Mais attention lorsque vous souhaitez parler de santé pure et dure. Bien entendu tout cela est réglementé par le Conseil de l’Ordre et la déontologie de votre spécialité. Si vous voulez prendre la parole publiquement sur des épisodes sanitaires ou des questions de santé publique pensez bien à ce que vous faites avant d’agir. Vous engagez votre nom, votre carrière et votre réputation, rien que ça.

Il existe aujourd’hui une multitude de façon de tirer partie d’internet lorsque l’on est un professionnel de santé, il faut saisir ces opportunités dès aujourd’hui ! En tout cas j’en suis convaincu, entre les espaces d’expression et les différentes applications de santé nous ne pourrons pas y couper et c’est tant mieux !





Tout savoir sur les niveaux d'alerte canicule

Avec l’été de nouvelles problématiques se posent pour les professionnels de santé. Ce n’est pas la canicule de 2003 qui va me contredire. Ni la vague de chaleur de ce début de mois de juillet. Il est donc grand temps de faire un point sur les différents niveaux des alertes canicules.

La Direction Générale de la Santé et Météo France ont en effet mis en place différents niveaux pour informer le public en temps réel des évolutions prévues du temps et de la chaleur.

Niveau 1, veille

C’est le niveau 0, en vert sur les cartes de vigilance. Chaque année de début juin à fin août une veille saisonnière est mise en place afin de tester les dispositifs d’alerte et s’assurer que tout le monde est bien à son poste. Une étape indispensable pour encadrer la suite des événements si la chaleur venait à s’intensifier soudainement.

Niveau 2, avertissement

On renforce la veille et on commence à mobiliser les acteurs sanitaires locaux. En niveau 2 il n’y a pas encore de risque imminent. Mais la chaleur s’intensifie et il faut déjà prévoir la suite. Des premières actions de communication locales peuvent avoir lieu dans les zones où cela est nécessaire. Les services de santé commencent à se mobiliser et à sensibiliser sur le sujet pour préparer les citoyens et leur inculquer les bons gestes pour mieux vivre la période de chaleur à venir.

Niveau 3, alerte

C’est la zone de vigilance orange de Météo France. L’alerte canicule déclenche de nombreux dispositifs d’alerte, de prévention et de gestion des risques sanitaires liés aux fortes chaleurs. Le Plan de Gestion Canicule Départemental est activé en même temps que le plan national par chaque préfet concerné par le niveau d’alerte canicule. Une attention toute particulière est portée à nos aînés à travers le “plan bleu”, le SSIAD et le SAAD sont mobilisés pour réagir du mieux possible.

Niveau 4, mobilisation

L’alerte passe d’orange à rouge, la mobilisation maximale est enclenchée. C’est le niveau d’alerte maximal, il correspond à une chaleur intense prévue pour durer plusieurs jours de suite à des niveaux très élevés. Une cellule de crise interministérielle est alors prévue afin de mettre en place toutes les mesures exceptionnelles nécessaires pour lutter contre les effets secondaires désastreux d’une telle canicule. Pannes d’électricité, saturation des hôpitaux, de nombreux problèmes majeurs risquent de se poser.