Anthologia

Somato-psychopédagogie

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Il exerce ce métier de découverte et d'expérience de soi depuis 17 ans. Elle utilise différentes méthodes afin de faire comprendre aux clients qu'elle reçoit qu'ils ont tous dans leur intérieur, des solutions pour prendre conscience de soi et pouvoir l'exprimer dans la vie quotidienne.
Elle utilise ses connaissances dans le domaine sophrologique (qui est une étude pour une conscience bien portante) pour les accompagner dans la paix intérieure dans le but d'atteindre beaucoup plus de choses que les clients pensent ne pas pouvoir atteindre dans leur vie. La somato-psychopédagogie utilise le corps, car c'est par cette approche que le client ressent mieux ; le lien qui existe entre le corps et le psychisme, où diverses informations circulent entre les deux parts ; enfin l'apprentissage de son expérience corporelle. Cette technique permet d'améliorer la manière dont le client mène ses actions dans la vie, afin que celle-ci soit plus cohérente.

Les différents moyens d'apprentissage de la conscience de soi :

L'apprentissage commence par un toucher à l'écoute du corps, afin d'éliminer toutes les résistances physiques pour pouvoir accéder à l'intelligence perceptive. Ensuite vient le temps de la parole, pour décrire les expériences lors de rencontres intérieures, et donner des explications sur les effets personnels, mais aussi sur autrui. Le mouvement est ensuite un moyen de bouger autrement, et donc de voir la vie différemment, permettant de s'adapter plus facilement aux difficultés de la vie.
Des ateliers de mouvements sensoriels sont mis en place afin de mettre en pratique cette nouvelle façon de bouger plus en douceur et en lenteur afin de mieux percevoir sa conscience dans les gestes. Dans le cas où le client souhaiterait plus se détacher du passé, pour être mieux attentif au futur, il peut participer seul ou en groupe à une technique « à la recherche du présent », le corps étant plus attentif aux sensations du présent, pour mieux affronter le futur.

Une méthode définie en quatre points fondamentaux :

Il existe quatre perspectives de soi lors d'une séance de somato-psychopédagogie : le premier point consiste à l'accompagnement manuel, qui repère donc les endroits de tension et les enlever pour un état d'esprit plus unitaire. Deuxièmement, la gymnastique sensorielle, par le biais d'enchaînement de mouvements simples, lents mais inhabituels dans le but de découvrir la présence de soi. L'introspective sensorielle est la troisième perspective, c'est l'écoute de soi en vue de sentir considérablement son existence. Enfin, dernier point, un entretien verbal à médiation corporelle : cette pratique met en place des échanges verbaux afin d'aider la personne à décrire et à exploiter son expérience intérieure. Cela lui permettra de prendre conscience de son vécu et d'en ressortir des définitions profondes.

Pas de fumée sans feu…

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Depuis plusieurs mois, je suis madame M., ou plutôt, ai-je le sentiment que c’est madame M. qui me poursuit.

Madame M., que par soucis de confidentialité nous appellerons Tatie Danielle, a 84 ans. Elle vit à 800 mètres du cabinet. Elle est veuve. J’ai longtemps cru qu’elle vivait avec son fils (que par soucis de confidentialité nous prénommerons Tanguy) mais en fait, celui-ci passe régulièrement la voir ; en tout cas, il est souvent présent lors de mes visites.

Tatie Danielle a les antécédents les plus communs pour une patiente de son âge : hypertension artérielle et un peu d’arthrose qui rend ses déplacements difficiles. D’ailleurs, elle ne se mobilise jamais sans son rolator qui, vu le volume qu’il occupe, n’est, à mon avis, pas adapté à l’étroitesse de sa maison.

Tatie Danielle finit par m’adopter assez vite. Bien qu’elle ne jurait plus que par l’ancienne remplaçante, elle finit par m’appeler régulièrement, trop régulièrement.

L’une de mes dernières semaine-type au service de Tatie Danielle s’est donc déroulée ainsi :

Lundi matin 8H00

Message des secrétaires :

Demande de visite pour Mme M : Ventre pas souple, appel de l’infirmière. Visite URGENTE ce jour.

J’ai vite appris à décrypter les messages des secrétaires. Comme lorsqu’elles me laissent ce genre de message : « Demande de visite pour Mme C. : Elle ne va pas bien du tout ; elle n’arrive plus à respirer ». Au début, j’étais à deux doigts de lâcher le cabinet, faire le 15 et me rendre sur place puis j’ai vite compris que ce genre de messages signifiait  … « rhinopharyngite » …

Je me rends donc au domicile de la patiente.

-« Qu’est ce qui vous arrive Tat… euh… madame M. ? »

-« Ben euh … » Elle hésite, me regarde puis se mets la tête dans ses mains : « ça ne va pas du tout !! »

A ce stade là, je sens que je peux enlever ma veste et prendre mes aises ; je ne suis pas sortie. D’ailleurs Tatie Danielle le note en relevant la tête :

-« C’est pas vous qui venez d’habitude ? »

-« Si, c’est bien moi ! »

-« Ah non, l’autre, elle est toujours pressée ! »



A noter dans le dossier médical : Pas-de-trouble-cognitif.



Je finis par comprendre un peu ce qui se passe : Tatie Danielle est constipée et pour les gens de son âge (pour les plus jeunes aussi), c’est intolérable…

[Lors de mon internat, durant mon stage aux urgences, je me souviens d’une patiente, 45 ans, amenée par ses filles pour douleur thoracique. Un magnifique sus-décalage nous a tous mis sur le pied de guerre. Branle bas de combat, chef, internes et externes monopolisent tous les téléphones disponibles pour la transférer illico. Mais la patiente s’en fiche, oui, royalement. Elle ne veut pas rester à l’hôpital de Douai. Et ses filles s’en mêlent car pour elles, il y a bien plus grave. L’une d’entre elles vient nous harceler au niveau du poste soignant :

-« Ma mère a des coliques, il lui faut le bassin ! »

Cinq minutes plus tard, horrifiée de notre manque d’humanité, elle se remanifeste :

-« Non mais il faut vraiment qu’on lui donne le bassin là ; en plus elle est constipée ! »

Alors mourir d’un infractus, bof, mais ne pas faire caca, mon dieu, quelle horreur !]

Pour en revenir à Tatie Danielle, elle me rapporte que ça a commencé le samedi précédent ; elle a mangé des pruneaux et des haricots verts mais ça a empiré les choses. L’infirmière est passée le matin même, lui a palpé le ventre alors qu’elle était attablée et a trouvé qu’il était moins souple (sic).

Je lui propose de s’allonger sur son lit afin de vérifier par moi-même. Elle empoigne son rolator et là, je constate l’incapacité des gens en général à ne pas savoir faire deux choses simultanément : elle ponctue chacun de ses pas par un « Je suis fatiguée » lâche tout, se retourne, me regarde pour que je compatisse, refait un pas, me lance : « J’ai 84 ans », s’arrête, me regarde lui sourire bêtement, repart, s’arrête :  « Je fais de la tension » , …

Un quart d’heure plus tard, j’examine un ventre parfaitement souple :

-« Je vais pas aller à l’hôpital de Douai ?  Je peux me rendre à la pharmacie aussi : http://www.pharmacie-de-gayant.com »

Comprendre : « ça serait peut être bien que j’aille à l’hôpital de Douai ».

Je lui fais une ordonnance avec tout ce qui plait au constipé par essence à savoir un bon lavement. J’en mets deux flacons, soyons fou !

-« Mais l’infirmière a dit que mon ventre n’était pas souple »

Là, je craque un peu : « Oui mais elle est infirmière, pas médecin ». Je regrette immédiatement, tout d’abord, je le sais, c’est mal de remettre en question les compétences des autres professionnels mais aussi parce que je vois un sourire narquois s’afficher au coin de ses lèvres et je sais qu’elle s’empressera de tout répéter à l’infirmière lors de son prochain passage.

Je saisis ma sacoche, prends (enfin) congé …

-« Et mon ZOLPIDEM ?! »



Vendredi 13H30

Appel des secrétaires : « Madame M. demande une visite pour aujourd’hui. Je lui ai dit que les visites étaient le matin mais elle VEUT que vous passiez quand même ».

« Ok, je passerai à la fin des consultations », ce qui ne me ravie guère, enfin, …

15H

Appel des secrétaires : « Madame M. souhaite vous parler ; je vous la passe »

-« Bah, j’ai appelé tout à l’heure et vous n’êtes toujours pas là ! Ca va pas mieux !»

-« Oui, j’ai dit que je passerai à la fin des consultations, vers 20H »

-« Ah non, pas après 18H, je suis fatiguée moi ! »



Fin des consultations, je me rends au domicile :

-« En fait, ça va mieux … »

Je me demande donc pourquoi je suis venue …

-« Mais depuis, j’ai un autre problème : quand je suis allongée, je tousse … » …  « … j’ai toussé toute la nuit … » … « … c’est que quand je suis allongée … » … « … j’ai 84 ans… »

Je lui re-prescris son traitement anti-reflux qu’elle ne prenait plus.

-« Mais ça, je peux le prendre avec mon traitement pour la tension ? »

-« Vous, vous le preniez déjà auparavant. »

A cours d’arguments, elle me libère.

Samedi 7H45

Appel des secrétaires : « Madame M. souhaite vous parler, je vous transfère la ligne »

-« Ca ne va pas mieux »

Je «  grmmbll » en mon for intérieur : qu’est ce qui se passe ENCORE !? Elle m’use vraiment, j’ai même l’impression qu’elle le fait exprès. Elle s’ennuie ou bien …

- « Il n’est pas là votre fils en ce moment ? »

-« Non, il est en déplacement et je suis toute seule et j’ai 84 ans … »

Finalement, la solitude est peut être bien le plus intolérable de ces maux, je l’écoute et lui fais comprendre que ma visite n’est pas absolument indispensable aujourd’hui. Je pense qu’elle a compris que j’ai compris quelle était vraiment sa souffrance et que ça ne nécessitait pas systématiquement de pomper 32€ à la sécu.

Lundi matin 8H00

Message des secrétaires : Demande de visite pour madame M. : « Elle va mieux mais veut que vous passiez pour en être sûre …

Les mots doux d'une infirmière

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Je publie souvent sur mon compte Twitter les palabres sympathiques des patients, secrétaires ou autres professionnels de santé rencontrés dans le cadre de mon travail. En voici une petite collection non exhaustive :

 

« Dites Docteur, je voudrais vous poser une question … J’ai quel âge ?? » « 45 ans » « Ah bon ?! C’est pas 43 ?! »

« Ma mère, elle a eu le cancer, du coup, on lui a fait de la chameau »

« Alors, j’ai vu l’Oréaile … » « Oui, vous avez donc vu l’ORL » … « Alors, l’Oréaile m’a dit … »

Fin de consultation : « Alors, comme ça c’est vous le médecin ? »

« J’ai trop mal à la tête docteur, j’ai mis un peu d’huile d’olive dessus mais ça passe pas »

Message électronique de la secrétaire: « Pour monsieur P.: concernant les chaussettes pour les pneus trop cher et pas bien + limité à 50 km il n’en prend pas »

Bis repetita (une autre patiente): « Rappelez-moi votre âge déjà ? » « Euh trente-huit, euh trenteuh…, euh je vais avoir quarante ? » *coup d’oeil sur le dossier*  « Vous allez sur vos 41 ans ! » « Hein ? quoi ? déjà ?! »

« … Ah bon, mais moi je croyais que, quand on était enceinte, c’était mauvais pour le bébé d’arrêter de fumer ! »

« Ah vous êtes remplaçante ?! Bon, dans ce cas, je vais vous poser une question simple ! »

Courrier médical : « Dans ses antécédents, on retrouve une tachycardie de Blue Ray …»

 

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Alice, de l’autre côté du miroir …

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… ou l’arroseur arrosé.

 

Je me souviens de cette phrase entendue au cours de ma première année de médecine: on constate qu’en quelques années, le jeune externe qui se positionne initialement du côté du patient (écoute, empathie, …) change d’attitude et s’identifie de moins en moins à celui-ci lorsque débute son internat (« du FORLAX pour la 12 s’il te plaît »). Le patient se résume ainsi à un symptôme ou un diagnostic : « la colique néphrétique du 1″, « la petite bronchiolite du 12″…

Mouais, c’est pas joli joli; pourtant, on l’a tous fait.

A l’inverse, il semble que l’on oublie souvent aussi qu’un médecin ne l’est pas à 200 % de son temps (150 % seulement …) c’est à dire n’est pas une machine à soigner ou un stéthoscope ambulant.

En témoignent ces petits moments du quotidien:

- Quand on vous présente une personne pour la première fois, qu’elle a déjà entendu parlé de vous et de votre profession et qu’elle vous relate tous ses antécédents médico-chirurgico-myco-gynéco-proctologiques … parce que vous êtes médecin et que vous pouvez tout entendre

- Quand un couple de pique assiettes débarquent chez vous au cours de votre seul et unique week end de deux jours du semestre: « Ah mais demande-lui pour ton problème d’oeil, ça t’évitera de payer une consultation ! »

- Quand le poseur de fenêtres de K par K apprend quel est votre métier: « J’ai des tâches violettes des fois sur les mains, c’est quoi ? J’en profite, c’est pas souvent qu’on peut avoir une consultation gratuite ! »

Ben tiens …

C’est au cours de ces moments là que je me retiens d’un cynique: « Aujourd’hui, je ne travaille pas, je ne réanime pas »

Bref, un jour, je me suis retrouvée de l’autre côté du miroir: je suis devenue patiente.

Ça faisait un moment que je repoussais une intervention chirurgicale jusqu’au moment où j’ai dû accepter l’idée d’être alitée, perfusée, dépendante d’une sonnette sur laquelle appuyer pour avoir le droit d’aller vider ma vessie.

Le jour J arrivé, ou plutôt la veille du jour J, je suis donc convoquée à 14h pétantes pour occuper une chambre et y regarder les mouches voler jusque 17h. A 17h donc, entrent deux bipèdes: une  infirmière accompagnée de l’interne de médecine générale. Passés en revue mes trois antécédents et demi, on me demande si j’ai des questions. « Non ». En même temps, j’ai déjà toutes les réponses qui m’intéressent.

J’oubliais à ce stade que je n’ai pas voulu préciser quel était mon métier.  Je sais quelle fébrilité cela crée à chaque fois qu’un médecin est hospitalisé.  Je me souviens d’ailleurs d’avoir examiné un médecin retraité-Alzheimer débutant quand j’étais jeune externe et qu’il se gaussait littéralement de se voir examiner de A à Z pour des troubles de la mémoire. (En même temps, j’étais en stage dans un service hyper spécialisé dans lequel on cherchait un Kallman de Morsier chez tout prépubère présentant une rhino).

C’est au tour de l’interne d’anesthésie de débarquer:

- « Demain, on va vous mettre un grOOooos tuyau dans la bouche ! Vous avez des questions ? »

- « Vous parlez toujours à vos patients comme si ils étaient débiles ? » « Euh … non ! »

Enfin, c’est au tour de l’aide soignante qui vient me prendre ma tension… avec un brassard pour obèse…  je pèse 47kg … Au bout de trois tentatives de prise de tension -mon bras est bleu- :

- « 7,5/5, Ouuuuh ! Vous avez une petite tension ! » Oui et je suis toujours debout, bizarre…

- « Vous allez pouvoir prendre votre douche à la bétadine » Euh, il est 18H30 là, ça peut peut-être attendre plus tard.

18h55, c’est l’heure de la pitance, du repas: le fameux hamburger de l’hôpital: un steack semelle reconstitué nageant dans son jus- pas de bol, je n’aime pas le boeuf- et deux biscottes aussi, délicatement jetées depuis la porte de la chambre par l’agent hospitalier. Je vais me chercher un truc mangeable au distributeur repéré au niveau -1. C’est mal, m’en fous d’abord, je le droit de faire n’importe quoi, , chuis patiente !

20h: l’aide soignante revient: « Vous n’avez pas encore pas pris votre douche !! » Ben non, en même temps, je ne suis pas en colonie ou en pensionnat pour qu’on m’envoie à la douche et j’ai toute la soirée pour me parfumer à la bétadine. Après, j’aurai le droit à ma cuillère d’huile de foie de morue ? Ça confirme quelque peu mes préjugés selon lesquelles certain(e)s  infirmièr(e)s/aides soignant(e)s aiment s’occuper de personnes alitées et donc, aussi, un peu asservies. (patapé)

Comme je suis sympa et que je n’ai pas grand chose d’autre à faire, je me résous à prendre cette fichue douche. Je vais chercher ma bouteille de gel douche iodé au niveau du poste soignant. Je réclame poliment mon bien. L’aide soignante est en train de taper des sms sur son portable et ne relève pas la tête: « Jeanine, tu peux t’en occuper steuplê ! ».

La douche est un grand moment de bonheur. Je me concentre pour ignorer que le siphon est bouché et qu’entre mes pieds nagent les cheveux/poils/phanères des patients précédents.

Le jour J arrivé, j’ai droit à ma prémédication qui me fait plus halluciner que m’anxiolyser: j’entends les alarmes en salle de réveil et je remarque pour la première fois que ça ressemble à l’air de « Vive le vent ». J’ai l’impression que mon coeur bat tellement fort que ça en soulève la couverture.

Un black out plus tard, je me réveille dans ma chambre où je vois vaguement deux infirmières s’affairer autour de ma perf et du brassard à tension.

- « J’ai le droit de manger quelquechose ? »

- « Non, juste de boire de l’eau et vous aurez un bouillon ce soir »

Ça tombe bien, je suis ligotée des deux bras, je porte un pyjama à rayures et ma bouteille est à l’autre bout de la chambre.

Je vous éviterai le passage, à ma sortie, chez mon nouveau médecin traitant -dégoté au hasard des pages jaunes- qui m’a parlé de sa vie, son oeuvre, qui a préféré un jour arrêter d’être urgentiste car il en avait assez de sauver des vies, qu’il ne m’a même pas pris ma tension pour que je dise « Ouuh 9/6, d’habitude j’ai 12/7 ! »

Petite graine

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Récemment, on m’a demandé pourquoi ton blog ? Pourquoi Anthologia ? Pourquoi Alice Redsparrow ?
Je n’avais pas de vraies réponses à donner sauf que le pseudo et le nom du blog ont été bien réfléchis : je voulais quelque chose d’un peu poétique à l’oreille et surtout pas un rapport direct à la médecine.

Le blog, il est venu à un moment où je frisais le burn-out entre une activité hospitalière dans un service difficile où l’on s’épuise à soutenir des patients, à organiser tout un réseau autour d’eux qu’ils foutent en l’air comme on donne un coup de pied dans une fourmilière et un rempla fixe du même acabit.
Je finissais mes semaines sur les genoux; je les recommençais dans les larmes avec cette sensation de m’épuiser alors que rien n’avançait, comme si je me lançais sur le tour de France avec un vélo d’appartement.

J’ai eu envie d’avoir un endroit à moi où je pouvais exprimer mes émotions comme on crie sur une montagne. Tout le monde vous entend; personne ne vous voit. Je pensais que je n’aurais pas ou peu de visites. Erreur. Ca m’a longtemps bloquée dans l’écriture.

Aujourd’hui, je reste très surprise par le nombre de visiteurs quotidiens. Et je me dis que ce serait chouette d’en faire un truc bien.
Alors je me pose la question de mettre de la publicité sur le blog. L’argent récolté serait biensûr entièrement reversé à une association. J’imagine un système transparent où la somme collectée s’afficherait automatiquement sur la page d’accueil. L’association pourrait être choisie par sondage des visiteurs. Peut être qu’à un moment, le système serait auto-entrainé et le visiteur viendrait pour checker le montant amassé puis laisser un petit clic (On a le droit de rêver hein ! :) )

L’idée me trotte dans la tête depuis un bon mois. Je ne sais pas encore jusqu’à quel niveau la publicité peut être contrôlée et surtout vers quoi l’orienter : les chouettes bouquins de personnes que j’apprécie et qui écrivent des trucs biens, ça serait intelligent :) . Les chaussures de chez Zarendo.com, beaucoup moins.

 

Bref, je ne sais pas trop quoi en penser. Est ce que c’est bancal ? Réalisable ? Utopique ? Vous avez des idées ?
Je suis toute ouïe.