Santé : bien s'informer sur le web est primordial

Je vous parle depuis quelques mois de mon goût pour l’innovation et pour un métier de médecin où la technologie prend toujours plus de place. La relation professionnel de santé/patient n’en finit pas d’évoluer, et il est bon de se tenir au courant sans cesse de toutes ces évolutions. Il existe plusieurs congrès ou festivals sur le sujet de la “esanté”, cette version numérique de la santé que l’on connaît tous (l’université d’été sur le sujet se tient d’ailleurs actuellement à Castres).

Avec les moyens de communication moderne, sur son ordinateur ou son smartphone, on peut recevoir de l’information santé plus ou moins pertinente toute la journée. Et dans ce que les spécialistes des médias appellent l’infobésité, il est primordial de savoir sélectionner ses lectures.

Surtout lorsque les emplois du temps sont déjà très chargés entre la pratique médicale quotidienne et la vie personnelle. J’ai donc décidé de me limiter à quelques sources bien précises pour gagner du temps et tout savoir facilement sur les évolutions de la esanté.

Les objets connectés au coeur du débat

C’est une des innovations qui va révolutionner la santé dans les 5 années à venir. J’en suis convaincu. Grâce à des bracelets connectés, des montres comme la Apple Watch ou des dispositifs un peu plus complexes (comme MyBiody Balance par exemple) vous pouvez aujorud’hui suivre votre forme au quotidien via différents indicateurs.

On voit déjà arriver quelques patients connectés avec des informations de ce type en consultation. Quid de leur véracité et de leur exploitation pour le diagnostic ? En tout cas The Connected Mag est un de mes sites favoris sur le sujet, n’hésitez pas à y jeter un oeil et à l’ajouter à vos favoris pour y revenir régulièrement.

Pour une information esanté plus générale

Si The Connected Mag s’intéresse surtout aux objets connectés et aux applications mobiles, il existe d’autres plateformes aussi bien documentées sur d’autres sujets de la esanté. J’apprécie également le site TICsante.com qui relaye assez régulièrement de nouvelles dépêches et brèves sur le sujet. Je ne pouvais pas vous présenter ces quelques sites sans y inclure le site de référence sur le sujet esanté en France, celui du Think Tank Club Digital Santé et son sigle #hcsmeufr. Une mine d’articles d’actualité et de papiers de fond inépuisable ! Tout comme une autre référence digital santé : le Buzz E-Santé de Rémy Teston.

Si vous avez d’autres sources d’informations sur le sujet et pourquoi pas sur vos spécialités, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaires ! En espérant que ces quelques liens vous aideront à organiser une veille santé efficace.

Généralistes et spécialistes, comment être visible en 2015 ?

Sur ce blog j’essaye de partager régulièrement mon ressenti sur l’évolution des métiers de santé à l’heure du numérique. Avec ses bons et ses moins bons côtés. Mais en plus de cette catharsis qui ne fait du bien qu’à celui qui écrit (et encore), internet est avant tout un bon levier de communication. Dans les limites du conseil national de l’ordre, évidemment. Même si le contenu est assez limité et encadré, il est possible d’utiliser le web pour gagner en visibilité sur son secteur géographique. Une nécessité aujourd’hui.

Internet dans la recherche de praticien

Si vous avez besoin d’un médecin en vacances ou en déplacement loin de votre domicile il y a de grandes chances pour que vous utilisiez Google pour trouver un médecin proche d’où vous vous trouvez. C’est aussi vrai lorsque vous cherchez un spécialiste pour la première fois dans un domaine que vous ne connaissez pas. Depuis un smartphone le plus souvent. Et sur Google.

Il vous faut donc un site bien référencé sur la première page pour avoir une chance d’être visible. Pour le coup on n’est pas vraiment dans la communication mais bien dans la plaque professionnelle en ligne. Comme un annuaire depuis la nuit des temps (ou au moins depuis les débuts des PTT). Cette présence dans les résultats de Google n’est pas anodine, aussi bien pour asseoir votre réputation jusque sur le web mais aussi, évidemment, pour développer votre patientèle.

On y met quoi sur son site web ?

Attention au contenu ! Comme je le mentionnais juste avant, il s’agit bien d’une plaque professionnelle en ligne, surtout pas d’une vitrine “marketing” pour présenter votre cabinet. Mais en bon médecin respectueux de la déontologie du métier vous l’aviez déjà deviné. Ne peuvent et ne doivent figurer que les informations officielles sur votre activité de généraliste ou de spécialiste.

Les obligations varient un peu selon les spécialités, mais dans l’ensemble il faut :

  • Indiquer clairement son nom et celui de ses associés, ainsi que la forme d’activité du cabinet
  • Faire valoir ses diplômes reconnus par l’ordre
  • Détailler factuellement ses domaines de compétences (reconnus par un titre d’état)
  • Indiquer son numéro d’inscription à l’ordre

Bien sûr vous pouvez enrober un peu tout ça pour avoir un contenu digeste et plus agréable à lire, mais attention aux dérives. Les ordres ne sont en effet pas très tendres avec les contrevenants. Il vaut mieux rester dans les clous dès la mise en ligne de ce site internet d’information.

Un médecin part en retraite et “donne sa clientèle”

Entre puissance des réseaux sociaux et tristesse d’un monde médical rural toujours aussi déserté, l’histoire de Pierre Blandeau est symptomatique de notre époque. A la fois touchante et presque desespérante mais symbôle d’une génération de praticiens. Le médecin, qui prendra sa retraite à la fin de l’année, a en effet fait le buzz sur Facebook et Twitter depuis un mois avec une annonce visant les jeunes désireux de reprendre la patientèle de son secteur.

https://www.facebook.com/pierre.blandeau.50/posts/1591884434420469?fref=nf

Lutter contre les déserts médicaux

Mais peut-on réellement parler de désert médical et de lieu reculé lorsque ce cher médecin nous indique travailler dans un village sympathique “à 6km de la deuxième ville de Vendée et à 40 minutes de Nantes” ? Il y a des coins de France bien plus isolés. Mais dès qu’il y a campagne et visites à domicile cela peut faire peur à beaucoup de confrères. D’autant plus pour la nouvelle génération adepte de la ville et de ses distractions.

Pourtant ce sont dans ces conditions que l’on apprend le mieux le métier de médecin généraliste. A l’écoute, ne comptant pas ses heures, pour une médecine de campagne à l’ancienne faite de lien social et d’accompagnement au quotidien. Souvenez-vous de mon ôde à la visite à domicile il y a quelques semaines…

Une patientèle fidèle

Avec ses 37 années passées dans ce village le docteur Blandeau doit être une figure respectée localement, avec des patients qu’il a vu grandir et vieillir, presque un membre de certaines familles très ancrées dans ce coin de Vendée à quelques encablures de la mer.

C’est un début de carrière en or pour un jeune souhaitant se lancer. Il va falloir faire ses preuves, mais avec une bonne dose de professionnalisme et autant de bon sens cela ne devrait pas poser de problèmes au prochain médecin généralitse du village. Le matériel médical et informatique est lui aussi disponible, très peu d’investissements sont donc à prévoir.

Malgré le buzz de cet appel à la reprise de cabinet, Monsieur Blandeau affirmait le 2 juin dernier ne pas avoir de contact concret. Nous espérons sincèrement que cela a changé depuis, et vous invitons à relayer son appel sur vos comptes Facebook et Twitter !

Pour le contact c’est ici : pierre.blandeau85@orange.fr

Comment élever le débat sur Doctissimo ?

On parlait la semaine dernière de la modification de la relation patient/médecin à travers les nouveaux outils technologiques. Outre les objets connectés de santé qui commencent à prendre beaucoup de place dans le quotidien des patients, la question des sites d’information santé est elle aussi primordiale. Quel médecin n’a jamais rencontré des difficultés à expliquer son diagnostic quand le patient s’était fait son propre avis sur des sites d’échange d’expérience et d’avis plus ou moins médicaux ?

Un accompagnement plus poussé est possible

Ces plateformes bien référencées sur Google sont aujourd’hui la source d’information santé de beaucoup de nos concitoyens. Une bonne chose pour un accès simple à de l’information permettant de désengorger les salles d’attentes ou les urgences pour de petits bobos du quotidien. Mais plus problématique et même dangereux quand ces sites deviennent une base de diagnostic et d’auto-médication.

Il est donc de la responsabilité du corps médical de prendre le temps d’accompagner les patients pour bien comprendre les points positifs mais aussi les dérives et les risques liés à des sites et forums comme Doctissimo et quelques autres. Les millions de connexions mensuelles et les milliers de participants ne sont pas forcément un gage de qualité, la masse entraînant même plutôt encore plus de “déchets”.

Nous n’avons évidemment pas vocation à devenir modérateurs ou cautions médicales de telles plateformes web. Mais nous pouvons tous à notre échelle oeuvrer pour rendre ces forums toujours plus qualitatifs. En allant poster quelques compléments d’informations ou aides au diagnostic sur des sujets que l’on connaît bien. Mais aussi en alertant nos patients sur leur utilisation de ce genre de contenus.

Un bon levier de communication santé

Même si les sites comme Doctissimo sont souvent décriés pour la pertinence des avis sur son forum, les contenus édités en propre par le site sont en général plutôt qualitatif. Un bon levier d’accès à l’information santé “de base” complétée par l’expertise d’un professionnel généraliste ou spécialiste. Un enjeu de santé public à l’heure du numérique, rien de moins !

Quel avenir pour la santé connectée dans la relation patient/médecin ?

Les nouvelles technologies changent notre vie quotidienne, c’est indéniable. Notre façon de consommer des contenus culturels, de communiquer entre nous, nos rapports aux autres, mais aussi notre rapport à la santé. Les sites plus ou moins spécialisés en santé se multiplient chaque année, et les internautes sont friands d’avis et de conseils pour se soigner tout seul. Mauvais calcul dans certains cas. Mais c’est malgré tout un véritable changement qui s’amorce dans la relation entre les citoyens et leurs médecins.

Un petit conseil ou un vrai accompagnement ?

Si vous avez l’habitude de consulter les sites références dans le domaine de la santé et des conseils du quotidien vous savez certainement repérer les bons des mauvais conseils. Entre les professionnels de la cosmétique ou de la pharmacie déguisés sous les traits numériques de personnes lambda et les retours d’expérience pas toujours très professionnels au sens médical du termes, il y a pas mal de déchets. L’information délivrée par votre médecin est bien entendue incomparable de qualité et de fiabilité. Mais il est vrai qu’il est tentant d’accéder à une information plus rapide et gratuite en ligne. Il faut donc que les professionnels de santé prennent en compte cette nouvelle donne pour accompagner et conseiller. Quels sites sont fiables ? Comment mixer RDV médical et informations en ligne le reste du temps ? Le médecin doit savoir s’adapter à ces nouveaux outils et accompagner son patient pour qu’il tire profit de ceux-ci sans tomber dans l’auto-médication dangereuse.

Les objets connectés de santé arrivent !

C’est la nouvelle grande révolution dans le domaine du numérique, les objets connectés font leur entrée dans nos habitudes de vie depuis quelques années maintenant. Des applications de running aux bracelets qui comptent vos pas en passant par les applications qui suivent votre nutrition, il existe de nombreuses façon de connecter sa santé aujourd’hui. Un bon moyen de suivre son activité physique quotidienne et de prévenir certains maux. Mais où placer le curseur entre aide et sur-connectivité ? Le domaine de la santé se transforme au grès des innovations technologiques. La relation patient/médecin doit s’adapter à ces bouleversements. Des sujets d’études passionnant pour les professionnels médicaux !